Le Tour de France 2009 en TGV (Tricycle de Grand Voyage).     « Photos »

 

1.    Introduction

2.    Vers le Tarn.

3.    En Haute Ariège à pieds.

4.    Sur le GR10 à pieds.

5.    De Mazamet à Toulouse.

6.    Le Plat Pays.

7.    Coup de gueule.

8.    Les Goélands et le Serpent.

9.    ChoCho le PonPon.

10. TGV se la coule douce et il roule en bagnole le salopard !

11. En Vendée.

12. La Loire à Vélo.

13. Damien.

14. Voies Vertes.

15. Merci TGV ! 

16. Conclusion

 

Introduction. Sommaire

Ce trip a débuté le 30 juin 2009.

En partant de la maison, ce qui devient une habitude

Pédaler sur chemins de traverse, randonner à pieds en montagne (Pyrénées et/ou Massif Central ?), visiter la Bretagne, bivouaquer sous les étoiles, aller vers les situations inédites et les rencontres qui jalonnent chaque voyage, voilà mes souhaits pour cette nouvelle aventure.

TGV sera mon principal compagnon de voyage.

Tricycle utilitaire par excellence, c’est un Scorpion FX (le modèle pliable), fabriqué par HpVelotechnik, en Allemagne.

Il est équipé du moyeu Rohloff, cette merveille de technologie qui offre au pilote une boîte de vitesses à 14 rapports avec possibilité de changement à l’arrêt.

Essayer ce système de transmission c’est l’adopter, malgré un coût encore un peu prohibitif.

Pour voyager, TGV remplace aisément la bagnole.

Car il peut embarquer tout ce qui transforme en voyageur un humain sédentaire.

En plus des classiques « tente, duvet, popotes, réchaud, miam sec et miam frais », TGV emporte avec lui l’eau courante (jerrican de 5L d’eau avec robinet), le sac à dos, les chaussures de marche, l’outillage, la bibliothèque, la cartothèque, l’ordi, le parapluie et la capote.

Il sait faire face à bien des situations.

Le tout dans une parfaite ergonomie.

Car TGV a fait l’objet de tous mes soins ces derniers temps.

Je le crois proche de la perfection.

Sans fausse modestie.

 

Vers le Tarn. Sommaire

Dimanche 12 juillet.

12zième jour de voyage.

A 11h48 (soit 12 heures moins 12), nous nous sommes garés, TGV et moi, sur le parking du Pic de Nore, à 12cents mètres (et kelke) d'altitude.

Nous venions de franchir le 12centième kilomètre.

Évidemment !

Le Pic de Nore, c'est le point culminant de la Montagne Noire. A la frontière du Tarn et l'Aude.

J'adore ce sommet planté au milieu des landes, des bruyères, et des cailloux.

TGV et moi, nous l'avons grimpé via Cabrespine dans le Minervois. Les autres routes d'accès, celle de Castans et celle Mazamet sont moins faciles (ou plus difficile, tout est relatif). Dans tous les cas il s'agit de s'élever de 950 mètres depuis la plaine.

TGV et moi, nous sommes arrivés ici après avoir circulé le long du canal du Rhône au Rhin, du Doubs, de la Saône, du canal du Rhône à Sète, de l'étang de Thau et du canal du Midi.

« Ici » c’est chez mes amis Colette et Philippe qui ont transformé une ancienne bergerie en maison, à 700m d'altitude, tout près du Pic de Nore.

Les épais murs en pierre offrent là une douce fraîcheur à l'intérieur tandis que, dehors, le cagnard exerce sa pesanteur.

Comme d'hab l'accueil est joyeux et gastronomique.

Et paisible, comme les trois ânes qui habitent le lieu.

Elle c'est Utile. Lui c'est Nougat. Et leur petit s'appelle Oscar.

Le potager est magnifique. Les fleurs sont partout. Le mauvais esprit du sédentarisme (qui s'incarne dans la clôture, les panneaux « propriété privée » et « accès interdit », le  chien de garde) n'a pas droit de séjour ici. La nature y est une amie généreuse, et non pas une ressource à « exploiter ». Des enfants, du voisinage et de la famille, courent dans la maison. Douces et joyeuses vacances.

 

En Haute Ariège à pieds. Sommaire

002Mardi 21 juillet.

J’ai quitté il y a une semaine mes amis Colette et Philippe.

C'est-à-dire que, à partir de chez eux, j’ai commencé par marcher 2 heures jusqu’à la gare de Mazamet.

Puis le TER m’a emporté jusqu’à Foix où j’ai entamé une boucle d’une petite semaine dans les montagnes environnantes.

Sur le chemin : les ruines de Roquefixade et Monségur (châteaux Cathares), les pics du Tour du massif de Tabe culminant à 2.348m, le merveilleux lac d’Appy et le mont Fourcat (2.031m) d’où j’ai pu jeter un regard circulaire sur tout le parcours effectué.

De là, longue descente (1.600m de dénivelée) vers Tarascon sur Ariège, TER jusqu’à Foix, TER jusqu’à Toulouse, TER jusqu’à Barèges, point de départ de la randonnée suivante.

 

Sur le GR10 à pieds. Sommaire

002Mardi 28 juillet.

Depuis 2 jours Philippe m’apprend les rudiments de la construction de murs en pierres.

En effet je suis revenu il y a peu chez Colette et Philippe, mon camp de base du Tarn, et nous consacrons nos matinées à un chantier de finition de leur maison.

Auparavant j’ai marché sur le GR10 entre Barèges et Luchon.

Le point d’orgue de cette randonnée fut la réserve du Néouvielle.

Depuis la Corse, sur le GR20 il y a quelques années, je n’avais rien vu d’aussi beau.

La faune et la flore, les couleurs et la lumière, la verdure et le minéral, l’eau omniprésente, des bivouacs de rêve sous des voutes célestes époustouflantes, un violent coup de foehn durant 2 jours, la dernière partie dans un brouillard à couper au couteau à plus de 2.200m d’altitude, tout contribua à me donner des instants exceptionnels.

Demain TGV va reprendre du service et me mener plus loin sur ce Tour 2009.

 

De Mazamet à Toulouse. Sommaire

Mercredi 29 juillet.

Le département du Tarn est particulièrement attardé en matière de pistes cyclables.

J’ai cherché sur la carte mais je n’ai trouvé aucune solution élégante pour rejoindre Toulouse par la route sans m’empiffrer de particules et de gaz d’échappement.

Alors je prends le TER pour rejoindre Toulouse où commence la voie verte du canal latéral à la Garonne.

TGV a réussi à prendre place dans le train, d’ancienne génération, malgré les 3 belles marches à monter !

Heureusement que l’engin est plein de ressources !

Cela lui servit aussi pour dévaler l’escalier en gare de Toulouse !

Avant de remonter dans le hall d’arrivée avec l’escalator.

Ouf !

 

Le Plat Pays. Sommaire

Mercredi 6 août.

Je m’offre une magnifique salade (laitue, tomate, cacahuètes, thon, citron, fromage, pomme) à proximité du port de St-Gilles Croix De Vie.

En face, de l’autre coté du chenal, se trouve la cale où j’avais mis à l’eau BFM l’année dernière, pendant le Tour de France sans moteur.

Un éclat de verre ou un coquillage m’avait alors entaillé le pied.

La blessure mit bien du temps à cicatriser, milieu marin oblige.

Cette année, le « petit bobo » aura été une morsure de tique suivie d’auréole, cette dernière indiquant généralement l’infection par le microbe de la maladie de Lyme.

Habituellement je laisse le système immunitaire se débrouiller tout seul comme un grand.

Mais j’ai récemment lu un article sur le sujet dans le magazine « Carnets d’Aventures ».

Son auteur, David Manise, grosse pointure de la survie en milieu sauvage est formel : faut consulter !

Alors j’ai consulté…

Un toub qui ne m’a pas serré la main et m’a quasi engueulé pour ne pas avoir consulté plus tôt.

Et l’infirmière, fort jolie et gentille au demeurant, m’a loupé pour la prise de sang (quel beau bleu !).

Et la vendeuse s’est gourée dans les médocs.

Le pharmacien suivant s’en est aperçu quand j’ai voulu acheté la dernière boîte d’antibiotiques.

Et il m’a conseillé de reprendre le traitement au début.

Ce que je fais.

Richarde m’apprendra ce soir que le labo qui a analysé mon sang (sa conclusion est « contamination par borréliose ») a mandaté un autre labo pour faire des analyses complémentaires, note d’honoraires à l’appui, évidemment !

Tout cela me laisse dubitatif.

Alors la prochaine fois, s’il y en a une,  je laisse le système immunitaire se débrouiller tout seul comme un grand !

En fait c’est du Plat Pays que je souhaite d’abord parler dans cet article.

Le Plat Pays du Sud-ouest.

Celui-ci entre Toulouse et le nord de la Vendée (coté littoral), est bien nanti en pistes cyclables et voies vertes.

Le long des canaux entre les 2 mers, dans les Landes gasconnes, le long du littoral à partir d’Arcachon.

Quelques gros points noirs (bagnoles), en Charente-Maritime notamment, mais l’ensemble est tout à fait acceptable.

Pour ne rien gâcher, le cyclo-campeur trouve d’innombrables spots de bivouac au bord de la piste.

Le vent semble établi au noroît.

De face pour moi donc.

Ce qui a une importance toute relative sur un vélo couché.

La vie est belle sous les cumulus de beau temps, et une goutte de temps à autre, au Plat Pays.

 

Coup de gueule. Sommaire

Vendredi 7 août.

Entre La Barre-des-Monts et Beauvoir/Mer (Vendée) c’est l’enfer.

Un caravanier hollandais m’a loupé de peu.

Les bagnoles et les camping-cars bruitent, puent, tuent.

Lièvres ou lapins, chat, hérissons, rapaces, insectes et gastéropodes invisibles, ils sont morts au bord de ou sur la route.

Sacrifiés par homo bagnolus ce monstre d’inintelligence qui produit, là, particules, métaux lourds et gaz toxiques.

Alors je rêve de bulles invisibles qui empaquèteraient ces tas de ferraille et de plastic.

Je n’aurais, alors, plus à subir les saloperies qu’ils déversent alentour.

Et, à l’intérieur de ces bulles, que se passerait-il ?

Ce n’est pas mon problème !

 

Un peu plus tard.

Halte sympathique au port des brochets, à quelques encablures de Beauvoir/Mer.

Au bar à huitres « Fleurs des Flots », nouvellement implanté, je me remplis le ventre avec 12 huitres n°4, des frites et du fromage, une glace avec de la crème chantilly.

Et, concomitamment, je recharge l’ordi.

En effet je dispose depuis peu d’un notebook très compact et très peu énergivore.

Ainsi, consulter les mails et mettre à jour le blog deviennent plus aisé !

Toutefois, il reste à définir la bonne manière d’en recharger l’accu.

Par pédalage, capteur solaire ou autre moyen.

A suivre…

 

Les Goélands et le Serpent. Sommaire

Samedi 8 août. Non loin de la Pointe Saint-Gildas.

Un oiseau (un goéland, j’en suis presque sûr) vole avec ce qui ressemble à un serpent dans son bec.

Un autre oiseau, un goéland, j’en suis presque sûr aussi, lui fonce dessus.

L’oiseau 1, lâche sa proie.

Pourquoi ? Va savoir !

L’oiseau 2  récupère la proie en vol, magnifique !

Et la bouffe aussi sec, en vol aussi !

Pourquoi l’oiseau 1 n’a-t-il pas mangé sa proie en vol ?

Pour l’offrir à son conjoint ou à ses petits ?

Pourquoi l’oiseau 2 a-t-il mangé la proie piquée à l’oiseau 1 ?

La nature est parfois bien surprenante.

 

PS Reçu par mail :

Cher Monsieur,

Je suis très heureux de lire votre témoignage. Moi aussi, il y a deux ans, au-dessus de mon île en Bretagne Nord (Ile Marquer, baie de Port-Blanc), à 15 m de hauteur au-dessus de ma tête environ,  j'ai vu passer un goéland marin avec ce qui ne pouvait pas être une anguille dans son bec (bestiole trop longue, trop grêle et aux mouvements trop entourloupés et bien trop laxes).

Avec l'autre témoin à mes côtés, on a au même instant pensé la même chose: une vipère péliade.

Votre témoignage m'indique que cette prédation du goéland n'est pas si rare que cela !

Bien à vous

Olivier D.

 

ChoCho le PonPon. Sommaire

Samedi 8 août. 13h50.

Je pédale sur le pont de St-Nazaire.

Le sommet est à environ 300 mètres.

Regard instinctif dans mon rétro.

Je la vois, énorme, toute proche.

Je suis dans son collimateur ma parole.

Et elle va m’exploser la salope.

Une Laguna.

Je serre ce qui ressemble à une bordure de trottoir, 30 cm  à ma droite.

Et bande tous les muscles de mon dos dans un ultime réflexe.

Le bidon gauche, percuté par le rétroviseur de la bagnole, roule sur le bitume.

Si je n’avais pas modifié ma trajectoire c’était plein cadre.

Et le Tour 2009 se finissait à l’hosto ou à la morgue.

La bagnole bruite, pue et tue ceux qui n’ont pas de chance.

Moi, j’ai de la chance.

Et elles aussi, j’imagine !

Elles étaient deux dans la bagnole.

La première m’a dit « excusez-moi ! ».

Malvenu l’impératif, d’autant que les ordres m’indisposent !

L’autre m’a dit « je vous prie d’accepter mes sincères excuses ».

Je les ai acceptées et lui ai signifié cela.

Errare humanum est.

Ceci dit, il y a de sacrés connards aux Ponts-Et-Chaussées ou dans certaines DDE ou chez Bouygues ou dans certains Conseils Généraux ou dans certaines préfectures.

Leur job aboutit au fait que ce pont de Saint-Nazaire fonctionne comme le pont sur la Charente près de Rochefort ou le pont de l’île d’Oléron (entre autres) : le vélo n’a pas d’échappatoire si un motorisé lui fonce dessus.

Voilà pourquoi, dans ce genre d’environnement, je me réserve 30 à 50 cm entre mon vélo et le parapet ou la bordure du trottoir quand il y en a un.

Cela m’assure un espace de repli en cas de nécessité.

Et cela m’a peut-être sauvé la vie aujourd’hui.

A défaut de conducteurs vigilants, responsables, respectueux des autres (ou du code de la route tout simplement), seule une vraie piste cyclable, comme sur le pont de l’île de Ré, peut éviter ce genre d’événement.

 

TGV se la coule douce et il roule en bagnole le salopard ! Sommaire

Jeudi 13 août, 17 heures.

Tout à l’heure, TGV a retraversé l’estuaire de la Loire sur le pont de Saint-Nazaire.

Dans le sens Nord-Sud cette fois.

Ce coup-ci il ne risquait pas d’être percuté par une bagnole puisqu’il a voyagé sur le toit de la 205 de Richarde.

En effet, Richarde, épouse de H, m’a rejoint à La Turballe dimanche dernier.

Le temps de ses vacances d’été.

Depuis nous avons pris du bon temps et, aussi, nous sommes allés emprunter à Savager’s un « Adventure Island », le cousin de BFM, avec la voile sur enrouleur.

J’ai ainsi pu l’essayer dans les vagues de La Turballe.

Ce bateau est vraiment ludique et rapide.

Alors BFM va-t-il évoluer (s’équiper d’une voile) avant de se lancer dans le projet HodiC ?

Voilà qui reste à mûrir !

Car il y a des avantages et des inconvénients.

Comme d’hab !

Pendant ce temps-là TGV n’a guère roulé.

Il a même carrément glandé à l’ombre, des jours durant, au camping « Le Refuge » (une bonne adresse !) de La Turballe où nous avons passé quatre nuits.

Ce soir le repos est terminé pour lui.

Car, Richarde et moi, nous avons laissé la 205 à Saint Gilles Croix De Vie et nous venons d’enfourcher nos montures à 2 & 3 roues pour entamer un tour de la Vendée par les pistes cyclables.

A bientôt…

 

En Vendée. Sommaire

Vendredi 21 août.

La Vendée c’était vraiment bien.

Si l’occasion se présente n’hésitez pas !

Vous aurez le choix entre le bocage, le marais et le littoral.

Vous pourrez vous offrir le tout, aussi.

C’est ce que nous avons fait avec grand bonheur.

Sur les « sentiers cyclables de la Vendée ».

En passant rapidement dès qu’il y avait foule (Le Puy du Fou, Les Sables, L’Aiguillon et La Faute, …).

Nous avons trouvé des lieux de bivouac très chouettes.

De plus les gens sont particulièrement gentils en Vendée.

Demain Richarde rentre en Alsace.

Et je vais me lancer sur le parcours de « La Loire à Vélo »…

 

Damien. Sommaire

Dimanche 23 août.

J’ai une lessive à faire, aussi je m’arrête à Gennes, près de Saumur, dans un camping en bord de Loire.

Jusque là rien de particulier.

Là, Damien a déjà planté son camp à coté de son long bateau jaune.

Il a 25 ans et a déjà bien bourlingué pour son âge, en Amérique notamment.

Il descend la Loire en kayak de mer.

Depuis Le Puy En Velay.

Ce que je trouve original car les départs pour ce genre de trip se font ordinairement bien plus en aval, à ma connaissance.

Entre les barrages sur le fleuve (grand classique en France, malheureusement) et les eaux égoutesques à certains endroits (grand classique…), ce ne fut pas toujours joyeux m’a-t-il dit.

Son plan consiste, une fois arrivé à l’océan, à rejoindre la maison familiale au bord de la Dordogne.

Pour arriver au but il lui faudra remonter le fleuve Dordogne sur 150 ou 350 km (je ne me souviens plus).

Après avoir remonté la Gironde.

Après avoir rallié Royan par la mer depuis Saint-Nazaire.

Tout cela ne sera pas forcément simple à gérer.

Car la mer en kayak, il ne connaît pas.

Car il n’a pas de chariot pour faire rouler son matos.

Car il n’a pas de compas et encore moins de GPS.

Car le bateau est mal adapté à son anatomie.

Je l’ai conseillé du mieux que j’ai pu sur la base de mon expérience en mer en 2008.

Et l’ai incité à acquérir compas et chariot.

Et nous avons parlé de la houle, des courants et du vent.

Qui peuvent apporter grand bonheur au marin ou entraîner sa perte.

J’espère de tout mon cœur qu’il saura s’abstenir s’il venait à ne pas sentir un passage.

Car j’appréhende, secrètement, que Dame Mer souhaite le garder en son sein pour elle toute seule.

Il est si beau et si plein de vie ce mec.

Alors j’ai hâte d’avoir de ses nouvelles et de le savoir vivant, l’intrépide.

 

La Loire à Vélo. Sommaire

Jeudi 27 août.

Gannay/Loire, département de l’Allier.

J’attends avec impatience d’arriver à Dôle.

Je sais qu’une fois là-bas, sur la route de l’Alsace, TGV pourra s’offrir un itinéraire cyclable digne de ce nom.

Car « La Loire à Vélo » ce n’est vraiment pas le paradis promis par les plaquettes publicitaires.

Il y a des passages très bucoliques mais, globalement, il y a bien trop de bagnoles à mon goût

Et j’en ai ras le bol de respirer chaque jour des particules et de subir bruitance et nauséabondance.

Alors « La Loire à Vélo », si je la refais un jour ce sera après m’être assuré que le terrain est conforme aux promesses !

 

Voies Vertes. Sommaire

Vendredi 28 août.

Digoin, au resto « Chez Lily », spot WIFI.

Vraiment sympa le spot.

Reprise de contact avec les Voies Vertes ce matin.

Pédalage loin du bruit et de la fureur.

C’est cool les Voies Vertes.

Il en faut bien davantage.

Et il faut le faire rapidement.

Pour nous inciter, toi moi et les autres à lâcher la bagnole encore et encore.

Et qu’on ne dise pas que ça coûte trop cher.

Car c’est vraiment peanuts comparé aux milliards d’argent public que notre gouvernement injecte pour développer la bagnole encore et encore.

Favoriser la bagnole c’est inciter les citoyens à se pourrir la vie entre eux.

Avec du bruit, de la pollution à tous les étages, des cadavres chaque jour.

Favoriser le non-bagnole (pas faire semblant selon les codes du développement durable, mais le faire pour de vrai) c’est inciter les citoyens à créer un espace de vie joyeuse et responsable.

Nous endetter tous pour que nous nous pourrissions mutuellement la vie avec du bruit, de la pollution à tous les étages et des cadavres chaque jour !

Cherchez l’erreur !

Est-ce la faute à l’ENA ?

Est-ce la faute aux énarques ?

Est-ce la faute à toi moi et les autres ?

Une vie joyeuse et responsable, c’est trop demander à l’humanité ?

Vos commentaires m’intéressent !

 

Merci TGV ! Sommaire

Samedi 29 août.

Dôle (Jura), environ de 16 heures.

Le compteur du jour affiche 102 km.

Confortablement installé sur mon siège, je sirote une bière sur le parking d’un supermarché.

T (diminutif de TGV) : H ?

H : je t’écoute T.

T : chiche qu’on bat le record ?

H : quel record ?

T : les 166 km qu’on a parcourus le 2ème jour du voyage.

H : T’es drôle toi. Tu me dis ça alors que je viens de téter un breuvage à me couper les pattes, que le vent est plein face et que je pense m’arrêter au camping pour prendre une bonne doudouche et faire une grande lessive !

T : s’il te plait H…

H : dak !

Car c’est une bonne idée en fait.

J’ai la tête dans le blues aujourd’hui et pédaler, encore et encore, va me remettre dans l’axe.

Nous sortons de Dôle sur la voie verte.

Au km 161 nous entrons dans Besançon à 25/30 km/h.

Au km 169 nous traversons Chalèze.

C’est l’heure du dîner ici et ça sent la grillade partout dans le village.

Et je me rends compte que j’ai faim pour de vrai.

Et que je suis un peu fatigué aussi.

Alors, quand au km 173 s’offre à nous un chouette terrain au bord du Doubs, aucune hésitation : on s’arrête là !

Après un bain dans la rivière (l’eau est vraiment chaude), je monte la tente puis prépare un rizotto magnifique que j’enfourne avant de m’endormir aussitôt.

La lessive attendra !

L’herbe est grasse à souhait (cela faisait longtemps), les bagnoles sont loin, le chant d’un petit rapide berce mon sommeil.

Encore un bivouac de rêve !

Réveil en pleine forme le lendemain, dimanche 30 août.

Un grand avantage du trike couché sur un vélo droit c’est le respect du corps.

Pas de malofion.

Pas de mal au dos.

Pas de courbatures.

Pas de tendinite.

Pas de point de tension dans la nuque.

C’est ainsi.

Alors nous (TGV et moi) remettons le couvert !

Après avoir passé Montbéliard, Dannemarie et Mulhouse, je me déroute sur Kembs pour découvrir un nouvel itinéraire.

Celui-ci est un peu plus long que l’habituel cheminement qui emprunte la longue ligne droite de la forêt de la Hardt.

Juste avant Ottmarsheim je m’arrête pour la nuit dans une friche au bord d’un petit canal d’irrigation.

174 km aujourd’hui !

Ce sera le record du Tour 2009.

Nous ne sommes plus qu’à 101 km de la fin du voyage que nous achèverons demain.

Et nous aurons parcouru 600 km durant les 4 derniers jours. Vent de face !

Ce TGV est vraiment un fabuleux engin !

Il m’aura donné un plaisir immense durant ce trip.

A cause du confort absolu, de l’ergonomie parfaite, de l’aérodynamique et de la joie que procure, va savoir pourquoi, le pédalage sur un vélo couché.

Merci TGV !

 

Conclusion. Sommaire

J’ai 56 ans et ne suis pas un athlète.

Je suis en grande forme physique toutefois, du simple fait que j’ai abandonné la bagnole depuis plus de 3 ans.

Je sais aussi choisir et adapter mon matériel pour me simplifier la tâche et me donner le maximum de joie.

Ce voyage a duré 2 mois :

·         Deux semaines de marche dans les Pyrénées.

·         Une semaine chez mes amis dans le Tarn.

·         Une semaine à essayer du matériel en prévision d’expériences futures.

·         4.000 km en tricycle (3.973 exactement) le reste du temps.

Je pense pouvoir affirmer haut et fort que la bagnole n’est pas une fatalité !

La France de la bagnole et de tout ce qui va avec est pays de bruit et de fureur.

Je n’invente rien.

Je n’exagère rien.

Il suffit d’écouter, de sentir, de regarder, pour constater cela.

C’est ainsi.

Réduire de 70% au moins l’emploi de la voiture referait de la France un pays où il fait bon vivre !

Un pays où nous aurions plaisir à regarder circuler les belles mécaniques.

Un pays libéré de l’incessante horde de bagnoles pleines de bruitance et de nauséabondance.

Ce choix est possible.

Nous pouvons le faire.

Devons-nous le faire ?

Pour notre qualité de vie à tous et pour l’avenir de nos enfants ?

Pour servir d’exemple à d’autres nations ?

 

Sommaire

Les photos :

Km0 : TGV s’apprête à hisser les voiles.

Bivouac au bord du canal du Rhône au Rhin.

Une bagnole vient de prendre une vie.

Révision des 2.000 pour TGV.

La belle et le couvercle.

Bivouac dans la Dombes.

Panneau signalétique dans la Dombes.

Bivouac sous les pêchers (vallée du Rhône).

TGV attend dehors pendant que je fais de l’eau.

Bivouac au bord du canal du Rhône à Sète.

Singularité.

Au bord du canal du Midi.

Dans le canal du Midi.

Pic de Nore : altitude 1.200 m.

Monségur.

Fleurs de la haute Ariège 1.

Fleurs de la haute Ariège 2.

Beautés de la haute Ariège.

Fleurs de la haute Ariège 3.

Fleurs de la haute Ariège 4.

Pissenlit d’altitude (2.250 m).

Au Pic Barthélémy (2.348 m).

Fleurs de la haute Ariège 6.

Fleurs de la haute Ariège 7.

Fleurs de la haute Ariège 8.

Fleurs de la haute Ariège 9.

Premier bivouac sur le Gr10.

Fleurs au bord du Gr10 1.

Fleurs au bord du Gr10 2.

Lacs du Néouvielle 1.

Lacs du Néouvielle 2.

Préparation d’un dodo à la belle étoile.

Fleurs au bord du Gr10 3.

Bouboulous au bord du Gr10.

Bivouac de rêve (encore !).

Oh les curieuses !

De l’eau partout.

Chouette je ne suis pas perdu.

Des fleurs encore.

Et encore.

Et toujours.

Allez Bouboule !

Du jaune.

Le lac d’Oô.

Du bleu.

Variante de bleu.

On the road again with TGV.

Oh la belle langue fourchue !

Belle voie verte en Gironde.

TGV pose à côté du superbe Sunrider.

Piste étroite dans les Landes Gasconnes.

Un an après : les machins sont encore dans le port de Royan.

Bivouac dans le secteur de la Coubre.

Puis face à l’île de Ré.

Cigogne en Vendée.

Mise à jour du blog sur un spot WiFi.

Magnifique Rosalie moderne.

Fleurs Vendéennes.

Le génial pont pour mourir devant les caméras.

Singularité.

Essai du Hobie Mirage Island dans les vagues de la Turballe.

TGV va rouler en bagnole !

TGV en Vendée bucolique.

Après le bain.

Richarde sous la douche.

TGV prend de la hauteur.

Changement des câbles du moyeu Rohloff par 35° à l’ombre.

TGV dans le marais Poitevin.

Habitant du marais Poitevin.

La paparazza à vélo.

Bivouac dans le marais Poitevin.

Les autres photos sont restées dans l’appareil que j’ai perdu en Sologne. Si quelqu’un le retrouve…