Le Tour de France 2009 en
TGV (Tricycle de Grand Voyage). « Photos »
1.
Introduction
8.
Les Goélands et le Serpent.
10.
TGV se la coule douce et il roule en bagnole le
salopard !
11.
En Vendée.
12.
La Loire à Vélo.
13.
Damien.
14.
Voies Vertes.
15.
Merci TGV !
16.
Conclusion
Introduction.
Sommaire
Ce trip a débuté le 30 juin 2009.
En partant de la maison, ce qui devient une habitude
Pédaler sur chemins de traverse, randonner à pieds en
montagne (Pyrénées et/ou Massif Central ?), visiter la Bretagne,
bivouaquer sous les étoiles, aller vers les situations inédites et les
rencontres qui jalonnent chaque voyage, voilà mes souhaits pour cette nouvelle
aventure.
TGV sera mon principal
compagnon de voyage.
Tricycle
utilitaire par excellence, c’est un Scorpion FX (le modèle pliable), fabriqué
par HpVelotechnik, en Allemagne.
Il
est équipé du moyeu Rohloff, cette
merveille de technologie qui offre au pilote une boîte de vitesses à 14
rapports avec possibilité de changement à l’arrêt.
Essayer
ce système de transmission c’est l’adopter, malgré un coût encore un peu
prohibitif.
Pour
voyager, TGV remplace aisément
la bagnole.
Car
il peut embarquer tout ce qui transforme en voyageur un humain sédentaire.
En
plus des classiques « tente, duvet, popotes, réchaud, miam sec et miam
frais », TGV emporte avec
lui l’eau courante (jerrican de 5L d’eau avec robinet), le sac à dos, les
chaussures de marche, l’outillage, la bibliothèque, la cartothèque, l’ordi, le
parapluie et la capote.
Il
sait faire face à bien des situations.
Le
tout dans une parfaite ergonomie.
Car
TGV a fait l’objet de tous mes soins
ces derniers temps.
Je
le crois proche de la perfection.
Sans fausse modestie.
Vers le Tarn. Sommaire
Dimanche 12 juillet.
12zième jour de voyage.
A 11h48 (soit 12 heures moins
12), nous nous sommes garés, TGV et moi, sur le parking du Pic de Nore, à
12cents mètres (et kelke) d'altitude.
Nous venions de franchir le
12centième kilomètre.
Évidemment !
Le Pic de Nore, c'est le point culminant de la Montagne Noire. A la
frontière du Tarn et l'Aude.
J'adore ce sommet planté au milieu des landes, des bruyères, et des
cailloux.
TGV et moi, nous l'avons grimpé via Cabrespine
dans le Minervois. Les autres routes d'accès, celle de Castans
et celle Mazamet sont moins faciles (ou plus difficile, tout est relatif). Dans
tous les cas il s'agit de s'élever de 950 mètres depuis la plaine.
TGV et moi, nous sommes arrivés ici après avoir circulé le long du
canal du Rhône au Rhin, du Doubs, de la Saône, du canal du Rhône à Sète, de
l'étang de Thau et du canal du Midi.
« Ici » c’est chez mes amis Colette et Philippe qui ont
transformé une ancienne bergerie en maison, à 700m d'altitude, tout près du Pic
de Nore.
Les épais murs en pierre offrent là une douce fraîcheur à l'intérieur
tandis que, dehors, le cagnard exerce sa pesanteur.
Comme d'hab l'accueil est joyeux et gastronomique.
Et paisible, comme les trois ânes qui habitent le lieu.
Elle c'est Utile. Lui c'est Nougat. Et leur petit s'appelle Oscar.
Le potager est magnifique. Les fleurs sont partout. Le mauvais esprit
du sédentarisme (qui s'incarne dans la clôture, les panneaux « propriété
privée » et « accès interdit », le chien de garde) n'a pas droit de séjour ici.
La nature y est une amie généreuse, et non pas une ressource à
« exploiter ». Des enfants, du voisinage et de la famille, courent
dans la maison. Douces et joyeuses vacances.
En Haute Ariège à pieds. Sommaire
Mardi 21
juillet.
J’ai
quitté il y a une semaine mes amis Colette et Philippe.
C'est-à-dire
que, à partir de chez eux, j’ai commencé par marcher 2 heures jusqu’à la gare
de Mazamet.
Puis
le TER m’a emporté jusqu’à Foix où j’ai entamé une boucle d’une petite semaine
dans les montagnes environnantes.
Sur
le chemin : les ruines de Roquefixade et
Monségur (châteaux Cathares), les pics du Tour du massif de Tabe
culminant à 2.348m, le merveilleux lac d’Appy et le
mont Fourcat (2.031m) d’où j’ai pu jeter un regard
circulaire sur tout le parcours effectué.
De
là, longue descente (1.600m de dénivelée) vers Tarascon sur Ariège, TER jusqu’à
Foix, TER jusqu’à Toulouse, TER jusqu’à Barèges, point de départ de la
randonnée suivante.
Sur le GR10 à pieds. Sommaire
Mardi 28
juillet.
Depuis
2 jours Philippe m’apprend les rudiments de la construction de murs en pierres.
En
effet je suis revenu il y a peu chez Colette et Philippe, mon camp de base du
Tarn, et nous consacrons nos matinées à un chantier de finition de leur maison.
Auparavant
j’ai marché sur le GR10 entre Barèges et Luchon.
Le
point d’orgue de cette randonnée fut la réserve du Néouvielle.
Depuis
la Corse, sur le GR20 il y a quelques années, je n’avais rien vu d’aussi beau.
La
faune et la flore, les couleurs et la lumière, la verdure et le minéral, l’eau
omniprésente, des bivouacs de rêve sous des voutes célestes époustouflantes, un
violent coup de foehn durant 2 jours, la dernière partie dans un brouillard à
couper au couteau à plus de 2.200m d’altitude, tout contribua à me donner des
instants exceptionnels.
Demain
TGV va reprendre du service et me mener plus loin sur ce Tour 2009.
De Mazamet à Toulouse. Sommaire
Mercredi 29 juillet.
Le département
du Tarn est particulièrement attardé en matière de pistes cyclables.
J’ai
cherché sur la carte mais je n’ai trouvé aucune solution élégante pour
rejoindre Toulouse par la route sans m’empiffrer de particules et de gaz
d’échappement.
Alors je
prends le TER pour rejoindre Toulouse où commence la voie verte du canal
latéral à la Garonne.
TGV a
réussi à prendre place dans le train, d’ancienne génération, malgré les 3
belles marches à monter !
Heureusement
que l’engin est plein de ressources !
Cela lui
servit aussi pour dévaler l’escalier en gare de Toulouse !
Avant de
remonter dans le hall d’arrivée avec l’escalator.
Ouf !
Le Plat Pays. Sommaire
Mercredi
6 août.
Je m’offre une magnifique salade
(laitue, tomate, cacahuètes, thon, citron, fromage, pomme) à proximité du port
de St-Gilles Croix De Vie.
En face, de l’autre coté du
chenal, se trouve la cale où j’avais mis à l’eau BFM l’année dernière, pendant
le Tour de France sans moteur.
Un éclat de verre ou un coquillage
m’avait alors entaillé le pied.
La blessure mit bien du temps à
cicatriser, milieu marin oblige.
Cette année, le « petit
bobo » aura été une morsure de tique suivie d’auréole, cette dernière
indiquant généralement l’infection par le microbe de la maladie de Lyme.
Habituellement je laisse le
système immunitaire se débrouiller tout seul comme un grand.
Mais j’ai récemment lu un article
sur le sujet dans le magazine « Carnets d’Aventures ».
Son auteur, David Manise, grosse pointure de la survie en milieu sauvage est
formel : faut consulter !
Alors j’ai consulté…
Un toub qui ne m’a pas serré la
main et m’a quasi engueulé pour ne pas avoir consulté plus tôt.
Et l’infirmière, fort jolie et
gentille au demeurant, m’a loupé pour la prise de sang (quel beau bleu !).
Et la vendeuse s’est gourée dans
les médocs.
Le pharmacien suivant s’en est
aperçu quand j’ai voulu acheté la dernière boîte d’antibiotiques.
Et il m’a conseillé de reprendre
le traitement au début.
Ce que je fais.
Richarde m’apprendra ce soir que
le labo qui a analysé mon sang (sa conclusion est « contamination par
borréliose ») a mandaté un autre labo pour faire des analyses
complémentaires, note d’honoraires à l’appui, évidemment !
Tout cela me laisse dubitatif.
Alors la prochaine fois, s’il y en
a une, je laisse le système immunitaire
se débrouiller tout seul comme un grand !
En
fait c’est du Plat Pays que je souhaite d’abord parler dans cet article.
Le
Plat Pays du Sud-ouest.
Celui-ci
entre Toulouse et le nord de la Vendée (coté littoral), est bien nanti en
pistes cyclables et voies vertes.
Le
long des canaux entre les 2 mers, dans les Landes gasconnes, le long du
littoral à partir d’Arcachon.
Quelques
gros points noirs (bagnoles), en Charente-Maritime notamment, mais l’ensemble
est tout à fait acceptable.
Pour
ne rien gâcher, le cyclo-campeur trouve d’innombrables spots de bivouac au bord
de la piste.
Le
vent semble établi au noroît.
De
face pour moi donc.
Ce
qui a une importance toute relative sur un vélo couché.
La
vie est belle sous les cumulus de beau temps, et une goutte de temps à autre,
au Plat Pays.
Coup de gueule. Sommaire
Vendredi
7 août.
Entre La Barre-des-Monts et
Beauvoir/Mer (Vendée) c’est l’enfer.
Un caravanier hollandais m’a loupé
de peu.
Les bagnoles et les camping-cars
bruitent, puent, tuent.
Lièvres ou lapins, chat,
hérissons, rapaces, insectes et gastéropodes invisibles, ils sont morts au bord
de ou sur la route.
Sacrifiés par homo bagnolus ce
monstre d’inintelligence qui produit, là, particules, métaux lourds et gaz
toxiques.
Alors je rêve de bulles invisibles
qui empaquèteraient ces tas de ferraille et de plastic.
Je n’aurais, alors, plus à subir
les saloperies qu’ils déversent alentour.
Et, à l’intérieur de ces bulles, que
se passerait-il ?
Ce n’est pas mon problème !
Un peu plus tard.
Halte sympathique au port des
brochets, à quelques encablures de Beauvoir/Mer.
Au bar à huitres « Fleurs des
Flots », nouvellement implanté, je me remplis le ventre avec 12 huitres
n°4, des frites et du fromage, une glace avec de la crème chantilly.
Et, concomitamment, je recharge
l’ordi.
En effet je dispose depuis peu
d’un notebook très compact et très peu énergivore.
Ainsi, consulter les mails et
mettre à jour le blog deviennent plus aisé !
Toutefois, il reste à définir la
bonne manière d’en recharger l’accu.
Par pédalage, capteur solaire ou
autre moyen.
A suivre…
Les Goélands et le Serpent. Sommaire
Samedi
8 août. Non loin de la Pointe Saint-Gildas.
Un oiseau (un goéland, j’en suis
presque sûr) vole avec ce qui ressemble à un serpent dans son bec.
Un autre oiseau, un goéland, j’en
suis presque sûr aussi, lui fonce dessus.
L’oiseau 1, lâche sa proie.
Pourquoi ? Va savoir !
L’oiseau 2 récupère la proie en vol, magnifique !
Et la bouffe aussi sec, en vol
aussi !
Pourquoi l’oiseau 1 n’a-t-il pas
mangé sa proie en vol ?
Pour l’offrir à son conjoint ou à
ses petits ?
Pourquoi l’oiseau 2 a-t-il mangé
la proie piquée à l’oiseau 1 ?
La nature est parfois bien
surprenante.
PS Reçu par
mail :
Cher Monsieur,
Je suis très heureux de lire votre témoignage. Moi aussi, il
y a deux ans, au-dessus de mon île en Bretagne Nord (Ile Marquer, baie de Port-Blanc),
à 15 m de hauteur au-dessus de ma tête environ, j'ai vu passer un goéland
marin avec ce qui ne pouvait pas être une anguille dans son bec (bestiole trop
longue, trop grêle et aux mouvements trop entourloupés et bien trop laxes).
Avec l'autre témoin à mes côtés, on a au même instant pensé
la même chose: une vipère péliade.
Votre témoignage m'indique que cette prédation du
goéland n'est pas si rare que cela !
Bien à vous
Olivier D.
ChoCho le PonPon. Sommaire
Samedi
8 août. 13h50.
Je pédale sur le pont de
St-Nazaire.
Le sommet est à environ 300
mètres.
Regard instinctif dans mon rétro.
Je la vois, énorme, toute proche.
Je suis dans son collimateur ma
parole.
Et elle va m’exploser la salope.
Une Laguna.
Je serre ce qui ressemble à une
bordure de trottoir, 30 cm à ma droite.
Et bande tous les muscles de mon
dos dans un ultime réflexe.
Le bidon gauche, percuté par le
rétroviseur de la bagnole, roule sur le bitume.
Si je n’avais pas modifié ma trajectoire
c’était plein cadre.
Et le Tour 2009 se finissait à
l’hosto ou à la morgue.
La bagnole bruite, pue et tue ceux
qui n’ont pas de chance.
Moi, j’ai de la chance.
Et elles aussi, j’imagine !
Elles étaient deux dans la
bagnole.
La première m’a dit « excusez-moi !
».
Malvenu l’impératif, d’autant que
les ordres m’indisposent !
L’autre m’a dit « je vous
prie d’accepter mes sincères excuses ».
Je les ai acceptées et lui ai
signifié cela.
Errare humanum est.
Ceci dit, il y a de sacrés
connards aux Ponts-Et-Chaussées ou dans certaines DDE ou chez Bouygues ou dans
certains Conseils Généraux ou dans certaines préfectures.
Leur job aboutit au fait que ce
pont de Saint-Nazaire fonctionne comme le pont sur la Charente près de
Rochefort ou le pont de l’île d’Oléron (entre autres) : le vélo n’a pas d’échappatoire si un
motorisé lui fonce dessus.
Voilà pourquoi, dans ce genre
d’environnement, je me réserve 30 à 50 cm entre mon vélo et le parapet ou la
bordure du trottoir quand il y en a un.
Cela m’assure un espace de repli
en cas de nécessité.
Et cela m’a peut-être sauvé la vie
aujourd’hui.
A défaut de conducteurs vigilants,
responsables, respectueux des autres (ou du code de la route tout simplement),
seule une vraie piste cyclable, comme sur le pont de l’île de Ré, peut éviter
ce genre d’événement.
TGV se la coule douce et il roule en bagnole le salopard
! Sommaire
Jeudi
13 août, 17 heures.
Tout à l’heure, TGV a retraversé
l’estuaire de la Loire sur le pont de Saint-Nazaire.
Dans le sens Nord-Sud cette fois.
Ce coup-ci il ne risquait pas
d’être percuté par une bagnole puisqu’il a voyagé sur le toit de la 205 de
Richarde.
En effet, Richarde, épouse de H,
m’a rejoint à La Turballe dimanche dernier.
Le temps de ses vacances d’été.
Depuis nous avons pris du bon
temps et, aussi, nous sommes allés emprunter à Savager’s
un « Adventure Island », le cousin de BFM, avec la voile sur
enrouleur.
J’ai ainsi pu l’essayer dans les
vagues de La Turballe.
Ce bateau est vraiment ludique et
rapide.
Alors BFM va-t-il évoluer
(s’équiper d’une voile) avant de se lancer dans le projet HodiC ?
Voilà qui reste à mûrir !
Car il y a des avantages et des
inconvénients.
Comme d’hab !
Pendant ce temps-là TGV n’a guère
roulé.
Il a même carrément glandé à
l’ombre, des jours durant, au camping « Le Refuge » (une bonne
adresse !) de La Turballe où nous avons passé quatre nuits.
Ce soir le repos est terminé pour
lui.
Car, Richarde et moi, nous avons
laissé la 205 à Saint Gilles Croix De Vie et nous venons d’enfourcher nos
montures à 2 & 3 roues pour entamer un tour de la Vendée par les pistes
cyclables.
A bientôt…
En Vendée. Sommaire
Vendredi
21 août.
La Vendée c’était vraiment bien.
Si l’occasion se présente
n’hésitez pas !
Vous aurez le choix entre le
bocage, le marais et le littoral.
Vous pourrez vous offrir le tout,
aussi.
C’est ce que nous avons fait avec
grand bonheur.
Sur les « sentiers cyclables
de la Vendée ».
En passant rapidement dès qu’il y
avait foule (Le Puy du Fou, Les Sables, L’Aiguillon et La Faute, …).
Nous avons trouvé des lieux de
bivouac très chouettes.
De plus les gens sont
particulièrement gentils en Vendée.
Demain Richarde rentre en Alsace.
Et je vais me lancer sur le
parcours de « La Loire à Vélo »…
Damien. Sommaire
Dimanche
23 août.
J’ai une lessive à faire, aussi je
m’arrête à Gennes, près de Saumur, dans un camping en bord de Loire.
Jusque là rien de particulier.
Là, Damien a déjà planté son camp
à coté de son long bateau jaune.
Il a 25 ans et a déjà bien
bourlingué pour son âge, en Amérique notamment.
Il descend la Loire en kayak de
mer.
Depuis Le Puy En Velay.
Ce que je trouve original car les
départs pour ce genre de trip se font ordinairement bien plus en aval, à ma
connaissance.
Entre les barrages sur le fleuve
(grand classique en France, malheureusement) et les eaux égoutesques
à certains endroits (grand classique…), ce ne fut pas toujours joyeux m’a-t-il
dit.
Son plan consiste, une fois arrivé
à l’océan, à rejoindre la maison familiale au bord de la Dordogne.
Pour arriver au but il lui faudra
remonter le fleuve Dordogne sur 150 ou 350 km (je ne me souviens plus).
Après avoir remonté la Gironde.
Après avoir rallié Royan par la
mer depuis Saint-Nazaire.
Tout cela ne sera pas forcément
simple à gérer.
Car la mer en kayak, il ne connaît
pas.
Car il n’a pas de chariot pour
faire rouler son matos.
Car il n’a pas de compas et encore
moins de GPS.
Car le bateau est mal adapté à son
anatomie.
Je l’ai conseillé du mieux que
j’ai pu sur la base de mon expérience en mer en 2008.
Et l’ai incité à acquérir compas
et chariot.
Et nous avons parlé de la houle,
des courants et du vent.
Qui peuvent apporter grand bonheur
au marin ou entraîner sa perte.
J’espère de tout mon cœur qu’il
saura s’abstenir s’il venait à ne pas sentir un passage.
Car j’appréhende, secrètement, que
Dame Mer souhaite le garder en son sein pour elle toute seule.
Il est si beau et si plein de vie
ce mec.
Alors j’ai hâte d’avoir de ses
nouvelles et de le savoir vivant, l’intrépide.
La Loire à Vélo. Sommaire
Jeudi
27 août.
Gannay/Loire,
département de l’Allier.
J’attends avec impatience
d’arriver à Dôle.
Je sais qu’une fois là-bas, sur la
route de l’Alsace, TGV pourra s’offrir un itinéraire cyclable digne de ce nom.
Car « La Loire à Vélo »
ce n’est vraiment pas le paradis promis par les plaquettes publicitaires.
Il y a des passages très
bucoliques mais, globalement, il y a bien trop de bagnoles à mon goût
Et j’en ai ras le bol de respirer
chaque jour des particules et de subir bruitance et nauséabondance.
Alors « La Loire à
Vélo », si je la refais un jour ce sera après m’être assuré que le terrain
est conforme aux promesses !
Voies Vertes. Sommaire
Vendredi
28 août.
Digoin, au resto « Chez
Lily », spot WIFI.
Vraiment sympa le spot.
Reprise de contact avec les Voies
Vertes ce matin.
Pédalage loin du bruit et de la
fureur.
C’est cool les Voies Vertes.
Il en faut bien davantage.
Et il faut le faire rapidement.
Pour nous inciter, toi moi et les
autres à lâcher la bagnole encore et encore.
Et qu’on ne dise pas que ça coûte
trop cher.
Car c’est vraiment peanuts comparé
aux milliards d’argent public que notre gouvernement injecte pour développer la
bagnole encore et encore.
Favoriser la bagnole c’est inciter
les citoyens à se pourrir la vie entre eux.
Avec du bruit, de la pollution à
tous les étages, des cadavres chaque jour.
Favoriser le
non-bagnole (pas faire semblant selon les codes du développement durable, mais
le faire pour de vrai) c’est inciter les citoyens à créer un espace de vie
joyeuse et responsable.
Nous endetter tous pour que nous
nous pourrissions mutuellement la vie avec du bruit, de la pollution à tous les
étages et des cadavres chaque jour !
Cherchez l’erreur !
Est-ce la faute à l’ENA ?
Est-ce la faute aux
énarques ?
Est-ce la faute à toi moi et les
autres ?
Une vie joyeuse et responsable,
c’est trop demander à l’humanité ?
Vos commentaires
m’intéressent !
Merci TGV ! Sommaire
Samedi
29 août.
Dôle (Jura), environ de 16 heures.
Le compteur du jour affiche 102
km.
Confortablement installé sur mon
siège, je sirote une bière sur le parking d’un supermarché.
T (diminutif de TGV) :
H ?
H : je t’écoute T.
T : chiche qu’on bat le
record ?
H : quel record ?
T : les 166 km qu’on a
parcourus le 2ème jour du voyage.
H : T’es drôle toi. Tu me dis
ça alors que je viens de téter un breuvage à me couper les pattes, que le vent
est plein face et que je pense m’arrêter au camping pour prendre une bonne
doudouche et faire une grande lessive !
T : s’il te plait H…
H : dak !
Car c’est une bonne idée en fait.
J’ai la tête dans le blues aujourd’hui et pédaler, encore et
encore, va me remettre dans l’axe.
Nous sortons de Dôle sur la voie verte.
Au km 161 nous entrons dans
Besançon à 25/30 km/h.
Au km 169 nous traversons Chalèze.
C’est l’heure du dîner ici et ça
sent la grillade partout dans le village.
Et je me rends compte que j’ai
faim pour de vrai.
Et que je suis un peu fatigué
aussi.
Alors, quand au km 173 s’offre à
nous un chouette terrain au bord du Doubs, aucune hésitation : on s’arrête
là !
Après un bain dans la rivière
(l’eau est vraiment chaude), je monte la tente puis prépare un rizotto
magnifique que j’enfourne avant de m’endormir aussitôt.
La lessive attendra !
L’herbe est grasse à souhait (cela
faisait longtemps), les bagnoles sont loin, le chant d’un petit rapide berce
mon sommeil.
Encore un bivouac de rêve !
Réveil en pleine forme le
lendemain, dimanche 30 août.
Un grand avantage du trike couché
sur un vélo droit c’est le respect du corps.
Pas de malofion.
Pas de mal au dos.
Pas de courbatures.
Pas de tendinite.
Pas de point de tension dans la
nuque.
C’est ainsi.
Alors nous (TGV et moi) remettons
le couvert !
Après avoir passé Montbéliard,
Dannemarie et Mulhouse, je me déroute sur Kembs pour découvrir un nouvel
itinéraire.
Celui-ci est un peu plus long que
l’habituel cheminement qui emprunte la longue ligne droite de la forêt de la
Hardt.
Juste avant Ottmarsheim je
m’arrête pour la nuit dans une friche au bord d’un petit canal d’irrigation.
174 km aujourd’hui !
Ce sera le record du Tour 2009.
Nous ne sommes plus qu’à 101 km de
la fin du voyage que nous achèverons demain.
Et nous aurons parcouru 600 km
durant les 4 derniers jours. Vent de face !
Ce TGV est vraiment un fabuleux
engin !
Il m’aura donné un plaisir immense
durant ce trip.
A cause du confort absolu, de
l’ergonomie parfaite, de l’aérodynamique et de la joie que procure, va savoir
pourquoi, le pédalage sur un vélo couché.
Merci TGV !
Conclusion. Sommaire
J’ai 56 ans et ne suis pas un athlète.
Je suis en grande forme physique
toutefois, du simple fait que j’ai abandonné la bagnole depuis plus de 3 ans.
Je sais aussi choisir et adapter
mon matériel pour me simplifier la tâche et me donner le maximum de joie.
Ce voyage a duré 2 mois :
·
Deux semaines de marche dans les Pyrénées.
·
Une semaine chez mes amis dans le Tarn.
·
Une semaine à essayer du matériel en prévision
d’expériences futures.
·
4.000 km en tricycle (3.973 exactement) le reste du
temps.
Je pense pouvoir affirmer haut et
fort que la bagnole n’est pas une fatalité !
La France de la bagnole et de tout
ce qui va avec est pays de bruit et de fureur.
Je n’invente rien.
Je n’exagère rien.
Il suffit d’écouter, de sentir, de
regarder, pour constater cela.
C’est ainsi.
Réduire de 70% au moins l’emploi
de la voiture referait de la France un pays où il fait bon vivre !
Un pays où nous aurions plaisir à
regarder circuler les belles mécaniques.
Un pays libéré de l’incessante
horde de bagnoles pleines de bruitance et de nauséabondance.
Ce choix est possible.
Nous pouvons le faire.
Devons-nous le faire ?
Pour notre qualité de vie à tous
et pour l’avenir de nos enfants ?
Pour servir d’exemple à d’autres
nations ?
Les photos :
Km0 : TGV s’apprête à hisser les voiles.
Bivouac au bord du canal du Rhône
au Rhin.
Une bagnole vient de prendre une vie.
Panneau signalétique dans la Dombes.
Bivouac sous les pêchers (vallée du Rhône).
TGV attend dehors pendant que je fais de l’eau.
Bivouac au bord du canal du Rhône à Sète.
Pic de Nore : altitude 1.200 m.
Pissenlit d’altitude (2.250 m).
Préparation d’un dodo à la belle étoile.
Chouette je ne suis pas perdu.
TGV pose à côté du superbe Sunrider.
Piste étroite dans les Landes Gasconnes.
Un an après : les machins sont encore dans le
port de Royan.
Bivouac dans le secteur de la Coubre.
Mise à jour du blog sur un spot WiFi.
Le génial pont pour mourir devant les caméras.
Essai du Hobie Mirage Island dans les vagues de la
Turballe.
Changement des câbles du moyeu Rohloff par 35° à
l’ombre.
Bivouac dans le marais Poitevin.
Les autres photos
sont restées dans l’appareil que j’ai perdu en Sologne. Si quelqu’un le
retrouve…